Quelles solutions naturelles pour vivre une ménopause sans hormones ?
Contre-indication ou simple choix, vous pouvez traverser la ménopause sans hormones. Voici ce qui a fait ses preuves et comment choisir un complément sans phytoestrogènes.
Ce qui existe vraiment pour une ménopause sans hormones
Vivre une ménopause sans hormones est tout à fait possible, et c’est la seule voie pour les femmes à qui le THM est contre-indiqué, par exemple après un cancer du sein ou un infarctus[1]. Si vous cherchez un « traitement naturel de la ménopause sans hormone », sachez qu’il faut distinguer deux choses : les traitements sans hormones prescrits par le médecin, auxquels s’ajoutent des thérapies comme la TCC ou l’hypnose, et les solutions naturelles du quotidien, qui accompagnent sans traiter[2].
Côté compléments, « sans hormone » ne suffit pas : beaucoup de formules contiennent des phytoestrogènes (soja, trèfle rouge, houblon), déconseillés après un cancer du sein[3]. Péri Support, Péri essentials et les Multivitamines Périménopause de Boome n’en contiennent pas d’après leur composition, et seules leurs vitamines portent des allégations autorisées.
Les principaux atouts
- La thérapie cognitivo-comportementale et l’hypnose ont été testées contre groupe témoin, y compris après un cancer du sein.
- Péri Support associe quatre plantes, sans hormones selon Jolly Mama, pour 28,90 € avec le code LMC15.
- Péri essentials et Boome apportent des vitamines du groupe B, dont la B6 qui contribue à réguler l’activité hormonale.
Points à considérer
- Aucun complément ne remplace un traitement prescrit lorsque les bouffées de chaleur sont fortes.
- « Sans hormone » sur l’étiquette ne dit rien des phytoestrogènes : il faut lire la liste des ingrédients.
- Après un cancer hormono-dépendant, toute formule, même sans phytoestrogènes, se valide avec l’oncologue.
Qui doit, ou préfère, se passer du traitement hormonal ?
Le traitement hormonal de la ménopause (THM) reste l’option la plus efficace pour les bouffées de chaleur comme pour les sueurs de la nuit, et il protège l’os. Mais il ne convient pas à toutes. La Haute Autorité de santé liste des contre-indications strictes[1] :
- un antécédent de cancer du sein ou d’un autre cancer hormono-dépendant (corps de l’utérus, certains cancers de l’ovaire) ;
- un antécédent d’infarctus, d’accident vasculaire cérébral ou d’embolie pulmonaire ;
- certaines maladies du foie ;
- des saignements génitaux inexpliqués, qui doivent d’abord être explorés ;
- un antécédent de méningiome.
D’autres femmes n’ont aucune contre-indication mais préfèrent s’en passer, par crainte ou par choix. C’est leur droit : la décision se prend avec le médecin traitant, le gynécologue ou la sage-femme, en pesant l’intensité des symptômes et vos antécédents. L’Assurance Maladie rappelle que le bilan prévention entre 45 et 50 ans est un bon moment pour en parler[2].
Les traitements sans hormones sur prescription
Il existe des médicaments non hormonaux contre les bouffées de chaleur, que seul un médecin peut prescrire après avoir vérifié vos autres médicaments[2]. La Menopause Society américaine en retient plusieurs familles avec un bon niveau de preuve : certains antidépresseurs, la gabapentine, l’oxybutynine et le fézolinétant, une molécule plus récente[4].
Au Royaume-Uni, le guide NICE propose le fézolinétant pour les bouffées de chaleur modérées à sévères lorsque le THM ne convient pas[5]. Chaque option a ses effets indésirables et ses contre-indications : c’est le médecin qui choisit, en tenant compte de vos antécédents et des médicaments que vous prenez déjà.
Et la sécheresse vaginale ?
Hydratants et lubrifiants vaginaux, sans hormones, apportent du confort au quotidien. Des estrogènes à appliquer localement existent aussi[2] ; après un cancer du sein, demandez l’avis de l’équipe qui vous suit.
La TCC et l’hypnose, deux approches sans hormones bien étudiées
La thérapie cognitivo-comportementale (TCC) n’efface pas les bouffées de chaleur, mais elle change la façon dont on les vit : respiration, gestion des pensées qui les accompagnent, sommeil. En 2024, le NICE a ajouté une TCC spécifique à la ménopause parmi les options pour les bouffées de chaleur, pour les troubles du sommeil qui leur sont liés et pour une humeur en berne, en complément du THM ou à sa place quand il est contre-indiqué ou non souhaité[5].
L’essai MENOS 1 l’a testée chez 96 femmes traitées pour un cancer du sein : six séances de groupe de 90 minutes ont réduit la gêne liée aux bouffées de chaleur et aux sueurs nocturnes par rapport aux soins habituels, avec un bénéfice toujours présent six mois après le début, sans effet indésirable[6].
L’hypnose clinique
Dans un essai américain, 187 femmes ménopausées ayant au moins sept bouffées de chaleur par jour ont suivi cinq séances hebdomadaires d’hypnose ou de simple attention. Au bout de 12 semaines, les bouffées déclarées avaient baissé de 74 % dans le groupe hypnose, contre 17 % dans le groupe témoin, et la qualité du sommeil s’était améliorée[7]. L’Assurance Maladie note que l’hypnose et la TCC semblent efficaces sur les bouffées de chaleur[2].
Au quotidien, ce qui aide et ce qui ne suffit pas
L’hygiène de vie ne remplace pas un traitement quand les symptômes sont forts, mais elle compte pour tout le reste : l’os, le cœur, les muscles, le sommeil et le moral. L’Assurance Maladie recommande[2] :
- une activité physique régulière, en limitant la sédentarité, pour garder la masse musculaire et l’os ;
- l’arrêt du tabac et une consommation d’alcool très modérée ;
- une alimentation variée, riche en calcium et raisonnable en quantité ;
- un sommeil protégé, avec des horaires réguliers.
Soyons honnêtes sur un point : la Menopause Society ne classe ni le sport, ni le yoga, ni l’éviction des déclencheurs parmi les moyens recommandés contre les bouffées de chaleur elles-mêmes, faute de preuves suffisantes. En revanche, une perte de poids, lorsqu’elle est justifiée, fait partie des options retenues[4]. Bouger reste indispensable, simplement pour d’autres raisons. Si la fatigue domine, notre page fatigue à la ménopause détaille les bilans à demander.
Deux gênes fréquentes ont leur propre guide : le ventre qui gonfle à la ménopause et les articulations douloureuses.
Que recouvre l’expression « traitement naturel de la ménopause sans hormone » ?
Un complément alimentaire n’est pas un traitement : il ne soigne aucun symptôme, et la loi lui interdit de le prétendre. Les seules phrases de santé autorisées concernent les vitamines et les minéraux, au mot près[8]. Par exemple :
- la vitamine B6 contribue à réguler l’activité hormonale ;
- la vitamine B12, comme les vitamines B2, B3, B5, B6, B9 et C, contribue à réduire la fatigue ;
- la vitamine D contribue au maintien d’une ossature normale ;
- le magnésium contribue à des fonctions psychologiques normales.
Les plantes, elles, n’ont aucune allégation autorisée. Parler de « solutions naturelles » a donc du sens à condition de les voir comme un accompagnement : une base de vitamines pour couvrir les besoins, une routine de vie qui tient la route, et un médecin pour ce qui relève du traitement. Notre sélection de vitamines pour femme après 40 ans classe les formules sur ce terrain.
« Sans hormone » ne veut pas dire sans effet hormonal
Les phytoestrogènes sont des molécules végétales qui se fixent sur les récepteurs des estrogènes : isoflavones du soja et du trèfle rouge, 8-prénylnaringénine du houblon. Une formule peut donc afficher « sans hormones » tout en contenant des substances à action de type estrogénique[3].
Ce qu’en disent les agences
- ANSES : pas de démonstration rigoureuse d’un bénéfice sur les bouffées de chaleur, une limite de 1 mg d’isoflavones par kilo de poids et par jour, et des apports à limiter en cas de cancer hormono-dépendant, actuel ou passé[3].
- Cochrane : 43 essais et 4 364 participantes, sans preuve globale d’effet sur les bouffées de chaleur[9].
- HAS : les phytoestrogènes extraits du soja ne sont pas recommandés et sont déconseillés après un cancer du sein[2].
Le cas de l’actée à grappes
L’actée n’est pas classée parmi les phytoestrogènes, mais les marques qui l’utilisent (Terraphy, HerbalGem) la déconseillent ou demandent un avis médical après un cancer hormono-dépendant. L’EMA signale aussi de rares atteintes du foie avec ses médicaments à base d’actée[10]. Notre page plantes et ménopause reprend chaque plante en détail.
À retenir : « sans hormone » sur une étiquette ne garantit pas « sans phytoestrogènes » ; après un cancer du sein, c’est la liste des ingrédients, relue avec votre oncologue, qui décide.
Quel complément choisir pour une ménopause sans hormones ni phytoestrogènes ?
Péri Support de Jolly Mama, quatre plantes sans hormones
Quatre extraits pour 2 gélules : 500 mg de shatavari, 250 mg de chardon-marie, 123,32 mg de sauge et 30 mg de safran. Sans hormones et sans iode selon la marque. 34,00 € le mois, 28,90 € avec le code LMC15. À éviter sous antidépresseur (safran) ou en cas d’allergie aux Astéracées, et à valider avec votre médecin après un cancer hormono-dépendant. Aucun effet n’est promis pour ces plantes.
Péri essentials de Jolly Mama, le socle de vitamines
16 vitamines et minéraux, plus du bacopa et de la choline, en 2 gélules par jour, sans plante à phytoestrogènes. La vitamine B6 contribue à réguler l’activité hormonale, la vitamine D, comme la vitamine K, contribue au maintien d’une ossature normale[8]. 30,00 € le mois, soit 25,50 € avec le code LMC15. Déconseillé sous anticoagulant. Jolly Mama propose de l’associer à Péri Support ; tous les détails sont dans notre avis sur Péri essentials.
Les Multivitamines Périménopause de Boome
Trois gélules par jour au repas : 9 vitamines et 4 minéraux (dont B6, folates, B12, D3 et K2, magnésium, calcium, zinc), avec du GABA, de l’Extramel® (extrait de melon) et des extraits d’hibiscus, de schisandra et de persil. Pas de soja, de trèfle rouge ni de houblon dans la liste. Le magnésium et les vitamines B contribuent à réduire la fatigue ; le GABA et l’Extramel® n’ont pas d’allégation. 39,00 € le mois, 33,15 € avec le code AB-358591. Déconseillé en cas de trouble de la thyroïde ou sous anticoagulant.
Phytoestrogènes et précautions des compléments de notre classement
Le tableau se lit d’après la composition publiée par chaque marque. « Non » signifie qu’aucune source classique de phytoestrogènes (soja, trèfle rouge, houblon) ne figure dans la liste des ingrédients.
Phytoestrogènes, actée et précautions des 8 formules
| Produit | Phytoestrogènes | Actée à grappes | Précautions principales | Prix avec code |
|---|---|---|---|---|
| Péri essentials Jolly Mama, vitamines |
Non | Non | Grossesse, anticoagulants | 25,50 € (LMC15) |
| Péri Support Jolly Mama, plantes |
Non (selon la marque) | Non | Antidépresseurs, Astéracées, avis médical après cancer | 28,90 € (LMC15) |
| Capsule n°1 Maison Thali |
Non | Non | Voies biliaires, anticoagulants, grossesse | 22,41 € (LMC) |
| Multivitamine Biomimétique Haura |
Non relevé (4 extraits de plantes, lire l’étiquette) | Non relevé | Anticoagulants, thyroïde : avis médical | 33,15 € (CLUBLIONS) |
| Multivitamines Périménopause Boome |
Non | Non | Thyroïde, anticoagulants, grossesse | 33,15 € (AB-358591) |
| Ménopause Terraphy |
Non | Oui | Antécédent de cancer hormono-dépendant | 33,92 € (LMC) |
| Élixir Ménopause Maison Fleurs de Bach |
Non | Non | Alcool : grossesse, allaitement, médicament | 22,41 € (LMC) |
| Gemmocaps Périménopause HerbalGem |
Non | Oui | Cancer hormono-dépendant, foie, grossesse | 22,05 € (LMC10) |
Consultez rapidement en cas de saignements après la ménopause, de bouffées de chaleur qui empêchent de dormir ou de travailler, ou d’une fatigue qui dure malgré une bonne hygiène de vie. Pour comparer toutes les familles de produits par besoin, voyez notre classement des compléments pour la ménopause.
Sources
- Inserm, Canal Détox (publié sur Santé.fr) (2026). Le traitement hormonal de la ménopause augmente le risque de cancer du sein, vraiment ?. sante.fr, rubrique Nos réponses (21 avril 2026). Inserm, Canal Détox
- Assurance Maladie (2026). Périménopause et ménopause : mode de vie et traitement. ameli.fr, fiche santé. Ameli, ménopause et traitement
- Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa, aujourd'hui ANSES) (2005). Rapport « Sécurité et bénéfices des phyto-estrogènes apportés par l'alimentation » : présentation de la méthodologie de travail, synthèse du rapport. anses.fr, synthèse du rapport d'expertise. ANSES (Afssa), phyto-estrogènes
- The North American Menopause Society (groupe d’experts) (2023). The 2023 nonhormone therapy position statement of The North American Menopause Society. Menopause (New York, N.Y.). PubMed 37252752
- National Institute for Health and Care Excellence (NICE) (2026). Menopause: identification and management (NG23), recommendations. nice.org.uk, recommandation de bonne pratique (mise à jour 2024, dernière révision le 15 avril 2026). NICE NG23
- Mann E, Smith MJ, Hellier J et al. (2012). Cognitive behavioural treatment for women who have menopausal symptoms after breast cancer treatment (MENOS 1): a randomised controlled trial. The Lancet. Oncology. PubMed 22340966
- Elkins GR, Fisher WI, Johnson AK et al. (2013). Clinical hypnosis in the treatment of postmenopausal hot flashes: a randomized controlled trial. Menopause (New York, N.Y.). PubMed 23435026
- Commission européenne (2012). Règlement (UE) n° 432/2012 établissant une liste des allégations de santé autorisées portant sur les denrées alimentaires. EUR-Lex, Journal officiel de l'Union européenne. Règlement (UE) n° 432/2012
- Lethaby A, Marjoribanks J, Kronenberg F et al. (2013). Phytoestrogens for menopausal vasomotor symptoms. The Cochrane database of systematic reviews. PubMed 24323914
- Agence européenne des médicaments (HMPC) (2018). Cimicifugae rhizoma : herbal medicinal product. ema.europa.eu, résumé de monographie (médicament à base de plantes). EMA, actée à grappes
Questions fréquentes
Existe-t-il un traitement de la ménopause sans hormones ?
Oui. Plusieurs médicaments non hormonaux agissent sur les bouffées de chaleur, sur prescription : certains antidépresseurs, la gabapentine, l’oxybutynine ou le fézolinétant. La TCC et l’hypnose clinique ont aussi des preuves solides. Les compléments alimentaires, eux, ne sont pas des traitements : ils accompagnent, sans promesse sur les symptômes.
Quel complément sans hormones choisir pour la ménopause après un cancer du sein ?
Évitez les phytoestrogènes (soja, trèfle rouge, houblon) et l’actée à grappes. Péri Support, Péri essentials et Boome n’en contiennent pas d’après leur composition. Même dans ce cas, montrez l’étiquette à votre oncologue avant de commencer : lui seul connaît votre traitement en cours et votre type de cancer.
Est-ce que les phytoestrogènes sont des hormones ?
Non, ce sont des molécules végétales, mais elles se fixent sur les récepteurs des estrogènes. C’est pourquoi l’ANSES fixe une limite de 1 mg d’isoflavones par kilo de poids et par jour, et demande de limiter ces apports en cas de cancer hormono-dépendant. Une formule « sans hormones » peut donc en contenir.
Est-ce que la TCC agit sur les bouffées de chaleur ?
Elle ne les supprime pas, mais elle réduit nettement la gêne qu’elles causent. Dans l’essai MENOS 1, six séances de groupe ont aidé des femmes traitées pour un cancer du sein, avec un bénéfice encore présent après six mois. Le NICE la propose depuis 2024, avec ou sans THM.
Peut-on associer Péri Support et Péri essentials ?
Oui, c’est l’association proposée par Jolly Mama : les plantes de Péri Support d’un côté, les vitamines et minéraux de Péri essentials de l’autre, soit 4 gélules par jour. Comptez 28,90 € et 25,50 € par mois avec le code LMC15. Demandez l’avis de votre médecin si vous prenez un antidépresseur ou un anticoagulant.
Combien coûte une routine de compléments sans hormones ?
Avec les codes, comptez 25,50 € par mois pour Péri essentials, 28,90 € pour Péri Support et 33,15 € pour Boome. Un seul produit suffit souvent pour commencer : un socle de vitamines si la fatigue domine, une formule aux plantes si vous le souhaitez, après avis médical.
Les informations de cette page sont générales : pour un choix personnel, demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien. Les études citées résument ce qui a été observé en recherche et ne constituent pas une allégation de santé autorisée pour un produit.
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